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Nouakchott, les failles d’un réseau électrique sous tension
Deux incendies de postes électriques ont plongé la capitale mauritanienne dans le noir et révélé la fragilité d’un réseau vieillissant, confronté à une demande croissante et à des capacités de réserve limitées
 

(AfriquesPlus) - À Nouakchott, les dernières coupures d’électricité ont mis en lumière les failles d’un réseau qui fonctionne avec très peu de marge. Publié le 10 septembre 2026 par Africa Files, l’article de Samuel Osei revient sur les deux incendies de postes électriques qui ont plongé une partie de la capitale mauritanienne dans le noir.

Une commission d’enquête a été mise en place par le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani afin d’établir les causes des incidents et les éventuelles responsabilités. Ses conclusions ne sont pas encore connues. Pour l’ingénieur Cheikh Ahmed Mohamed, cité dans l’article, ces incendies doivent toutefois être replacés dans un contexte plus large : celui d’un réseau qui se dégrade depuis plusieurs années et connaît des pannes devenues fréquentes.

Avec environ 450 MW de capacité installée, la Mauritanie dispose d’une réserve limitée alors que la consommation augmente. Les pics de demande provoqués par les fortes chaleurs estivales accentuent cette pression. Tout retard dans la mise en service de nouvelles capacités pourrait donc exposer la capitale à de nouvelles perturbations.

Le pays investit pourtant dans les énergies renouvelables. Depuis 2023, plusieurs projets solaires et éoliens représentant plus de 300 MW ont été lancés. L’interconnexion électrique avec le Maroc, qui doit pouvoir fournir jusqu’à 300 MW, constitue également une piste pour renforcer l’approvisionnement. Mais ces infrastructures ne suffisent pas à régler immédiatement les faiblesses du réseau existant.

L’équation est également financière. La situation de SOMELEC constitue un frein aux investissements et à l’arrivée de nouveaux financements. Le redressement de l’entreprise apparaît dès lors comme un préalable à la modernisation durable du système électrique.

L’article insiste enfin sur la nécessité de mieux entretenir les infrastructures. Des contrôles réguliers des transformateurs, notamment par l’analyse de leurs huiles isolantes, permettraient de détecter les signes de défaillance avant les pannes. Au-delà des deux incendies, Samuel Osei met ainsi en évidence un problème structurel : Nouakchott doit moderniser un réseau vieillissant tout en augmentant ses capacités pour répondre à une demande en hausse.

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