(AfriquesPlus) - Une position des Forces armées maliennes (FAMa) a été attaquée jeudi 10 septembre à Dioura, dans la région de Mopti, au centre du Mali. Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, a revendiqué l’opération et affirmé avoir pris le contrôle de la caserne.
Dans une dépêche publiée le 10 septembre 2026, l’Agence de presse africaine (APAnews), basée à Bamako, rapporte qu’une attaque de groupes armés terroristes a été signalée dans le secteur de Dioura. Selon un communiqué attribué aux FAMa, la riposte des forces maliennes était toujours en cours et des informations complémentaires devaient être communiquées ultérieurement.
Le JNIM a, de son côté, revendiqué l’attaque par l’intermédiaire de son organe de propagande. Le groupe affirme que ses combattants ont pris « le contrôle total » d’une caserne de l’armée malienne dans la matinée. Cette affirmation n’a pas été confirmée indépendamment.
L’attaque intervient dans un contexte de recrudescence des affrontements entre les forces maliennes et les groupes armés dans plusieurs régions du pays. En août dernier, les FAMa avaient notamment annoncé avoir repoussé une tentative d’assaut contre leur emprise militaire à San, dans la région de Ségou.
Selon l’état-major malien, l’attaque de San avait été menée à l’aube et une « riposte vigoureuse » avait permis de repousser les assaillants. Africa Corps, le contingent russe opérant aux côtés des forces maliennes, avait alors affirmé que plus de 40 combattants avaient été tués. Aucun bilan indépendant n’avait toutefois été établi.
La situation sécuritaire reste également marquée par plusieurs opérations de libération de militaires maliens détenus par le Front de libération de l’Azawad (FLA). Le 13 août, 82 soldats des FAMa avaient été libérés, selon l’état-major général des Armées. Ils étaient détenus depuis les attaques du 25 avril contre plusieurs positions militaires maliennes.
Le 16 août, six militaires maliens blessés avaient par ailleurs été transférés de Kidal à Gao avec l’intervention du Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Le 23 août, 22 autres militaires détenus par le FLA dans le secteur d’Anéfis avaient été libérés dans le cadre d’une opération d’échange de prisonniers.
Ces opérations sont intervenues alors que les forces maliennes et le FLA restent engagés dans un conflit armé, particulièrement dans le nord du pays. L’attaque de Dioura rappelle également la vulnérabilité persistante de certaines positions militaires maliennes face aux groupes armés.
La localité de Dioura a déjà été ciblée à plusieurs reprises. Le 23 mai 2025, le JNIM avait attaqué le camp militaire de la ville, faisant 41 morts parmi les militaires maliens, selon une source sécuritaire citée à l’époque par RFI. Le groupe avait revendiqué l’assaut et diffusé des images présentées comme celles de la prise du camp.
Une précédente attaque avait également visé la position militaire de Dioura en septembre 2023. Une coalition de groupes rebelles avait alors revendiqué la prise temporaire de la base.
Pour l’heure, aucun bilan officiel des combats du 10 septembre n’a été communiqué. Les autorités maliennes doivent encore préciser l’ampleur de l’attaque, la situation de la position militaire et les éventuelles pertes enregistrées dans les rangs des forces engagées dans la riposte.