(AfriquesPlus) - Ce qui devait être un spectaculaire prélude au grand choc entre les Springboks sud-africains et les All Blacks néo-zélandais s'est transformé en polémique. Le survol du DHL Stadium du Cap par deux avions de la compagnie Airlink, à la veille de la rencontre du 29 août, a provoqué une avalanche de réactions sur les réseaux sociaux.
À quelques instants d'un des rendez-vous les plus attendus du rugby mondial, le spectacle ne se limitait pas au terrain. Deux avions Embraer de la compagnie aérienne sud-africaine **Airlink**, décorés aux couleurs des deux équipes, ont survolé le stade du Cap pour marquer de manière spectaculaire cette grande affiche.
Mais les images de l'opération ont rapidement suscité la controverse.
Un passage jugé trop proche du public
Plusieurs internautes et médias ont dénoncé ce qu'ils considèrent comme un survol à très basse altitude. Selon les critiques, les appareils seraient passés à environ 50 pieds au-dessus du stade, alors que l'enceinte était remplie de spectateurs.
Sur les réseaux sociaux, certains observateurs ont qualifié l'opération d'irresponsable, estimant que la recherche d'un effet spectaculaire ne devait pas prendre le pas sur les exigences de sécurité.
Les images ont ainsi rapidement alimenté un débat : peut-on aller aussi loin dans la mise en scène lors d'un événement sportif, même lorsque l'opération est planifiée ?
Airlink assure que tout avait été préparé
Face aux critiques, Airlink a défendu l'opération.
La compagnie sud-africaine affirme que le survol avait été soigneusement préparé, répété et autorisé par l'Autorité sud-africaine de l'aviation civile.
Pour les organisateurs, il ne s'agissait donc pas d'une initiative improvisée, mais d'une démonstration aérienne encadrée destinée à célébrer l'une des plus grandes rivalités du rugby mondial.
Les deux appareils avaient notamment été décorés aux couleurs respectives des Springboks et des All Blacks, renforçant la dimension symbolique de cette entrée spectaculaire.
Quand le spectacle sportif rencontre la question de la sécurité
L'incident relance néanmoins le débat sur les limites des opérations de communication organisées autour des grands événements sportifs.
Pour les défenseurs du survol, cette démonstration constituait un moment spectaculaire et une manière originale de donner une dimension exceptionnelle à l'affiche.
Pour ses détracteurs, en revanche, la proximité apparente des avions avec le stade et ses milliers de spectateurs pose forcément des interrogations.
Même lorsqu'une opération est autorisée et préparée, la perception du public reste essentielle.
Cette polémique rappelle ainsi que, dans le sport moderne, la recherche du spectacle doit constamment trouver son équilibre avec les impératifs de sécurité.