(AfriquesPlus) - Le président du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (Cojep), Charles Blé Goudé, appelle à faire de la lutte contre l’orpaillage clandestin une priorité nationale en Côte d’Ivoire. Dans un article publié le mardi 8 septembre 2026, IvoireMatin rapporte que l’ancien ministre de la Jeunesse estime que l’exploitation illégale de l’or constitue une menace pour l’environnement et le développement agricole du pays.
Dans une vidéo publiée récemment, Charles Blé Goudé a appelé les Ivoiriens à recentrer le débat public sur les préoccupations qui touchent directement leur quotidien et l’avenir du pays. Il a notamment cité la santé, l’éducation, l’agriculture, l’économie et la sécurité alimentaire.
L’ancien ministre de la Jeunesse s’est particulièrement alarmé de l’ampleur de l’orpaillage clandestin. Selon lui, cette activité entraîne la destruction des terres et la pollution des cours d’eau, pourtant indispensables aux populations pour leur consommation, l’irrigation et diverses activités économiques.
Charles Blé Goudé a salué les opérations menées par les forces de sécurité contre les sites d’exploitation illégale, tout en appelant à aller plus loin que la seule destruction des installations. Il souhaite que les autorités remontent les filières afin d’identifier ceux qui financent, organisent et facilitent l’exploitation clandestine de l’or.
Cette situation pourrait également, selon lui, compromettre le potentiel agricole de la Côte d’Ivoire et affecter à terme des cultures stratégiques comme le cacao, qui constitue l’un des piliers de l’économie ivoirienne.
Au-delà de l’orpaillage, le président du Cojep a appelé à une réflexion sur la sécurité alimentaire. Il s’est notamment interrogé sur la dépendance du pays à certaines importations, notamment dans les secteurs du riz, des produits halieutiques et de l’élevage, alors que la Côte d’Ivoire dispose d’importantes potentialités agricoles.
Charles Blé Goudé a également plaidé pour davantage de cohésion nationale. Il invite les acteurs politiques à dépasser les clivages ethniques, régionaux et religieux afin de privilégier l’intérêt national. Il considère la diversité de la Côte d’Ivoire, qui compte plus de 60 communautés ethniques, comme une richesse.
À l’approche des prochaines échéances électorales, le président du Cojep appelle enfin à renforcer la confiance dans le processus électoral et à placer les préoccupations des populations au cœur des priorités politiques. L’accès aux soins, à l’éducation, au logement, l’amélioration du pouvoir d’achat ainsi que la protection de l’environnement figurent parmi les enjeux qu’il juge prioritaires.