(AfriquesPlus) - D'après l'article de Prinesha Naidoo et Alexander Sazonov publié le 14 septembre 2026 par Bloomberg, la mise sur le marché d'une partie de Dangote Petroleum Refinery and Petrochemicals Fze doit lever environ 1,6 milliard de dollars pour une valorisation frôlant les 50 milliards. De quoi faire grimper la fortune personnelle du magnat nigérian, actuellement estimée à 35,3 milliards de dollars, jusqu'à 58,2 milliards. Un bond suffisant pour dépasser des noms comme le financier Ken Griffin ou le milliardaire de la tech Eric Schmidt.
Présentée comme une offre accessible au grand public, avec une souscription minimale modeste et des dividendes potentiellement versés en dollars, l'opération se clôturera le 13 octobre. Pour Aliko Dangote, elle scelle avant tout une démonstration de force : « nous, Nigérians et Africains, devons être audacieux et mener nous-mêmes le changement », a-t-il lancé lors de la cérémonie de lancement à Lagos, avant d'ajouter qu'il s'agit de la seule voie pour être enfin « pris au sérieux ».
Au-delà du symbole financier, cette cotation illustre selon plusieurs observateurs la capacité d'entrepreneurs africains à monter des projets d'ampleur mondiale avec des capitaux majoritairement locaux. La raffinerie elle-même, plus grande unité mono-train jamais construite et fruit d'un investissement d'une quinzaine d'années, a déjà transformé le Nigeria en exportateur net de carburants raffinés cette année, au moment même où la guerre en Iran perturbait l'approvisionnement d'autres pays.
Dangote prévoit désormais d'en doubler la capacité, tout en répliquant le même modèle au Kenya pour étendre son empire de l'Atlantique à l'océan Indien. Un projet est-africain qui suscite cependant des réserves, notamment environnementales, et dont le soutien régional reste encore loin d'être unanime.