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Football : Samuel Eto’o appelle l’Afrique à faire bloc derrière Gianni Infantino
Samuel Eto’o assume son soutien à Gianni Infantino, alors que le président de la FIFA fait l’objet de critiques croissantes en Europe.
 

(AfriquesPlus) - Le président de la Fédération camerounaise de football, Samuel Eto’o, réaffirme son soutien à Gianni Infantino et invite les fédérations africaines à défendre une position commune face aux critiques dont fait l’objet le président de la FIFA. Pour l’ancien international camerounais, l’Afrique doit surtout chercher à obtenir davantage de moyens pour développer son football et retenir ses meilleurs talents.

Samuel Eto’o assume son soutien à Gianni Infantino, alors que le président de la FIFA fait l’objet de critiques croissantes en Europe. Dans un entretien accordé au quotidien français L’Équipe, l’ancien capitaine des Lions indomptables insiste sur les profondes disparités qui existent entre le football africain et le football européen.

À travers sa célèbre formule « Avec un budget de 20 ou 40 millions, nous aurions eu des Mbappé, des Tchouaméni »  Eto’o met en avant le déficit de moyens dont souffrent de nombreuses fédérations africaines. Selon lui, les performances et le développement du football sur le continent ne peuvent être analysés sans tenir compte de ces importantes différences financières.

Un appel à l’unité africaine

Alors que Gianni Infantino est contesté par plusieurs acteurs du football européen, notamment autour de certains de ses projets commerciaux liés à la Coupe du monde, Samuel Eto’o estime que les pays africains ont plutôt intérêt à faire bloc derrière le président de la FIFA.

Pour le dirigeant camerounais, cette solidarité doit permettre au continent de défendre ses intérêts et surtout de réclamer davantage de ressources pour la formation, les infrastructures et le développement des jeunes talents.

L’ancien attaquant du FC Barcelone et de l’Inter Milan considère également que la dépendance des fédérations africaines à l’égard des financements publics constitue un frein important au développement du football. Cette fragilité financière favoriserait notamment le départ précoce des jeunes talents vers l’Europe.

Retenir les talents, le grand défi africain

Pour Samuel Eto’o, l’enjeu dépasse donc la seule question de la gouvernance du football mondial. Il s’agit avant tout de donner aux pays africains les moyens de former, encadrer et conserver leurs meilleurs joueurs suffisamment longtemps pour permettre aux championnats locaux et aux sélections nationales de progresser.

Son message est clair : plutôt que de s’aligner sur les critiques européennes contre Gianni Infantino, l’Afrique devrait exploiter son poids au sein de la FIFA pour obtenir davantage d’investissements et de moyens.

Une position qui pourrait toutefois continuer à alimenter le débat sur le continent, alors que la gouvernance de la FIFA et la répartition des ressources du football mondial font l’objet de discussions de plus en plus vives.

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