(AfriquesPlus) - La conjoncture économique guadeloupéenne reste préoccupante au premier trimestre 2026, malgré plusieurs indicateurs encourageants. Selon le tableau de bord de la CCI des Îles de Guadeloupe, publié le 21 août et élaboré par son Observatoire économique, l’activité continue de perdre du terrain, notamment en matière d’emploi et de santé financière des entreprises.
Le volume d’heures rémunérées recule ainsi de 1,6 % sur un an, tandis que les défaillances d’entreprises demeurent élevées, avec 492 procédures sur douze mois, en hausse de 19,1 % sur un an. Les impayés de cotisations sociales atteignent 6,9 % pour les entreprises de dix salariés et plus. Les créations nettes d’établissements diminuent également de 6,8 %.
Le marché du travail offre toutefois une note plus positive. Le chômage baisse à 15,2 %, tandis que le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A recule de 6,2 % sur un an. Le climat des affaires s’améliore également, avec un indice de l’IEDOM à 105,8 points.
La construction présente, elle aussi, des signaux contradictoires. Les ventes de ciment diminuent encore, mais les mises en chantier progressent : les surfaces de locaux augmentent de 24 % et les logements commencés de 6,3 %. Les autorisations de construire sont également en hausse, laissant entrevoir une possible reprise.
Le tourisme constitue un autre point positif, avec un taux d’occupation hôtelier de 77 %, son meilleur niveau sur la période étudiée. En revanche, le trafic aérien baisse de 2,6 %, notamment dans un contexte marqué par les difficultés d’Air Antilles.
Enfin, si les taux des crédits d’investissement diminuent, le coût des financements de trésorerie augmente nettement. Pour la CCI, ces évolutions traduisent une économie guadeloupéenne encore sous tension, où les signes de reprise coexistent avec des fragilités persistantes des entreprises et de l’activité productive.