(AfriquesPlus) - Un violent incendie a ravagé jeudi matin le quartier Cimpunda, à Bukavu, dans l’est de la République démocratique du Congo. Le feu, parti d’une habitation, s’est propagé à deux écoles primaires et à plus de 300 maisons. Le bilan provisoire fait état de 24 morts, tous des élèves, et de 29 blessés.
Un incendie qui se propage à une vitesse fulgurante
Il est environ 8 heures lorsque les premières flammes apparaissent dans une habitation du quartier Cimpunda, dans la commune de Kadutu. Dans cette zone densément peuplée de Bukavu, les maisons sont construites à faible distance les unes des autres.
Très rapidement, le feu gagne les bâtiments voisins avant d’atteindre les écoles primaires Ujamaa et Furaha. À l’intérieur des établissements, la panique s’installe. Élèves et habitants tentent de fuir alors que les flammes et la fumée envahissent les lieux.
Un habitant du Sud-Kivu, Zihaliwa Mweze, décrit des scènes de grande confusion :
« Lorsque les flammes ont débuté ici, à l’école, on a entendu les gens nous appeler à l’aide alors que l’on voulait sortir. […] Les flammes ont pris de la hauteur jusqu’à envahir tout le quartier. »
24 enfants parmi les victimes
Selon le bilan provisoire communiqué par les autorités locales,24 personnes ont péri dans l’incendie, dont 19 filles et 5 garçons. Toutes les victimes sont présentées comme des écoliers.
29 autres personnes ont été blessées, certaines dans un état grave. Plusieurs victimes auraient été asphyxiées par les fumées, tandis que d’autres auraient été prises dans la bousculade provoquée par la tentative d’évacuation.
Les établissements de santé de Bukavu ont été mobilisés pour accueillir les blessés et assurer leur prise en charge.
Jean-Baptiste Ciza, infirmier titulaire au BDOM, témoigne de la gravité de la situation :
« Parmi les enfants qui étaient arrivés déjà décédés, j’en ai compté à peu près une dizaine. D’autres corps étaient encore survivants qu’on a pu vite évacuer à l’hôpital Berna. »
Plus de 300 maisons détruites
Le bilan matériel est particulièrement lourd. Plus de 300 maisons ont été détruites par les flammes, laissant de nombreuses familles sans logement.
Dans le quartier, les habitants ont participé aux opérations pour tenter de contenir le feu et d’éteindre les derniers foyers. Les secours ont également procédé à l’évacuation des victimes et à la recherche d’éventuels survivants.
Pour des centaines de familles, la catastrophe signifie désormais la perte de leurs maisons, de leurs biens et parfois de leurs moyens de subsistance.
Bukavu confrontée à la menace des incendies
Ce nouveau sinistre souligne une fois encore la vulnérabilité de Bukavu face aux incendies urbains.
La forte densité de population et la proximité des habitations facilitent la propagation des flammes. Dans certains secteurs, l’accès difficile aux quartiers complique également l’intervention rapide des secours.
Le drame de Cimpunda relance ainsi les interrogations sur la prévention des incendies, la sécurité des établissements scolaires et les moyens dont disposent les services de secours.
Une enquête attendue
L’origine exacte de l’incendie demeure inconnue. Les autorités devront déterminer dans quelles circonstances le feu a pris naissance et pourquoi il s’est propagé aussi rapidement.
Une évaluation plus complète permettra également de préciser le nombre de familles sinistrées et l’étendue des dégâts.
Mais l’urgence est désormais humanitaire : 24 enfants ont perdu la vie, 29 personnes ont été blessées et plus de 300 maisons ont été détruites.
À Cimpunda, les habitants tentent de venir en aide aux familles touchées et de faire face aux conséquences d’un incendie qui restera comme l’un des drames les plus douloureux récemment enregistrés à Bukavu.