Skip to main content
Face à Ebola, le FMI reconsidère son aide financière à la RDC
L'institution de Washington envisage d'intégrer des réformes de préparation aux pandémies dans son programme
 

(AfriquesPlus) - Près de 6 700 cas confirmés et plus de 3 200 morts en six mois : l'épidémie d'Ebola qui frappe la République démocratique du Congo pousse le Fonds monétaire international à revoir la manière dont il finance ce pays. L'institution de Washington envisage d'intégrer des réformes de préparation aux pandémies dans son programme d'aide, rapporte Jason Gale dans un article publié le 9 septembre 2026 sur Bloomberg.

La RDC travaille avec l'OMS et la Banque mondiale sur des mesures qui pourraient rejoindre la Facilité pour la résilience et la durabilité du FMI lors d'un prochain examen, selon un rapport publié mardi par l'institution et cité par Bloomberg. « Les chocs sanitaires en RDC sont récurrents, et non exceptionnels », affirme le FMI, qui pointe les épidémies à répétition d'Ebola, de choléra et de rougeole, et met en garde contre le risque, à défaut de mieux s'y préparer, de voir de futures urgences sanitaires « menacer la stabilité macroéconomique » du pays.

L'urgence s'est accrue depuis l'évaluation du FMI, mi-juin. L'épidémie s'étend désormais à 6 686 cas et 3 226 décès dans six provinces au 6 septembre, avec une transmission qui recule dans certains foyers mais s'accélère ailleurs, précise le journaliste de Bloomberg. La RDC et ses partenaires chiffrent à 1,3 milliard de dollars les besoins sur six mois, la capacité de traitement devant plus que doubler, à environ 3 000 lits, d'ici fin octobre.

Le cadre congolais de réponse aux épidémies reste « fragmenté et incomplet », selon le FMI, qui relie cette fragilité au recul de l'aide internationale : l'extérieur finance près de 40% des dépenses de santé courantes d'un pays qui investit peu sur ses propres ressources. Une épidémie prolongée pourrait, selon l'institution, alourdir les dépenses publiques tout en perturbant commerce, transports, agriculture et logistique minière. Les précédentes crises sanitaires avaient coûté 0,1% à 0,2% du PIB ; celle-ci pourrait peser bien plus lourd, en raison des retards de détection et de la baisse de l'aide humanitaire, conclut le rapport.

Les critiques sont les bienvenues. Les attaques personnelles, les insultes et les propos injurieux seront supprimés.
ID
1014
1
2

Vos Articles Préférés de la Semaine

3