(AfriquesPlus) - L’Algérie et les Émirats arabes unis entrent dans une nouvelle phase de confrontation diplomatique. Dans une analyse publiée le 10 septembre 2026, l’Institut Géopolitique Horizons retrace les étapes d’une crise qui s’est installée depuis plusieurs mois et dont les conséquences pourraient désormais toucher les relations économiques entre les deux pays.
Publié le 10 septembre 2026 par l’Institut Géopolitique Horizons, l’article revient sur la décision d’Alger de rompre ses relations diplomatiques avec Abou Dhabi. L’institut insiste sur le caractère progressif de cette rupture, amorcée dès février avec la dénonciation par l’Algérie de la convention bilatérale sur les services aériens.
La tension s’était également manifestée dans les déclarations du président Abdelmadjid Tebboune. En février puis à la fin juillet, il avait dénoncé les agissements d’un État qu’il accusait notamment de chercher à intervenir dans le processus électoral algérien, sans nommer directement les Émirats.
Le 10 septembre, Alger a franchi le pas diplomatique. Son ministère des Affaires étrangères a évoqué la multiplication d’actions « provocatrices ou hostiles » et estimé que les limites du tolérable avaient été dépassées. L’ambassadeur émirati a été convoqué et sommé de quitter le territoire algérien dans un délai de 48 heures. Les griefs précis n’ont toutefois pas été publiquement détaillés.
L’IGH relève par ailleurs qu’aucune réponse officielle émiratie n’avait encore été publiée au moment de son analyse. L’institut estime que les prochaines décisions d’Abou Dhabi seront déterminantes pour mesurer l’ampleur de la crise.
Les conséquences pourraient aussi dépasser le strict cadre diplomatique. L’analyse pointe notamment les liaisons aériennes et les investissements émiratis en Algérie, parmi lesquels la participation de DP World dans le terminal à conteneurs du port d’Alger. La rupture diplomatique ne signifie cependant pas automatiquement la fin des contrats économiques existants.
Pour l’IGH, les prochains mois permettront donc de mesurer si la crise reste limitée aux relations diplomatiques ou si elle débouche sur une recomposition plus large des liens économiques et stratégiques entre Alger et Abou Dhabi.