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Zimbabwe : 291 licences et prélèvements supprimés pour alléger le coût des affaires
Le gouvernement zimbabwéen a décidé de supprimer 291 licences, permis, prélèvements et frais afin de réduire le coût des activités économiques. Une mesure qui relance le débat sur le poids de la fiscalité et des formalités administratives.
 

(Afriquesplus)- Le gouvernement zimbabwéen a annoncé la suppression de 291 licences, permis, prélèvements et frais dans le cadre d’une politique visant à réduire le coût des activités économiques et à faciliter les démarches des entreprises. Cette décision intervient alors que les autorités cherchent à améliorer l’environnement des affaires et à encourager davantage d’activités dans le secteur formel.

Dans une analyse publiée le 9 septembre par The Zimbabwean, l’activiste social et chroniqueur Kumbirai Thierry Nhamo estime que cette décision met en lumière les difficultés auxquelles sont confrontés les entrepreneurs et les petites entreprises face à l’accumulation des taxes, licences, permis et formalités administratives. Il souligne notamment que la multiplication de ces charges peut rendre la création et le fonctionnement d’une entreprise particulièrement coûteux.

Pour l’auteur, le problème ne réside donc pas uniquement dans le montant de certaines taxes, mais également dans la complexité des procédures imposées aux acteurs économiques. Selon son analyse, les entrepreneurs doivent souvent effectuer des démarches auprès de plusieurs administrations, avec des coûts qui peuvent réduire les ressources disponibles pour les stocks, les salaires ou l’investissement.

Cette situation pourrait également contribuer au développement de l’économie informelle. Kumbirai Thierry Nhamo estime que lorsque l’accès au secteur formel devient trop coûteux ou trop complexe, certains entrepreneurs peuvent être tentés de rester en dehors des circuits officiels. Le gouvernement se retrouve alors confronté à un paradoxe : il souhaite élargir la base fiscale et encourager la formalisation, tout en maintenant des dispositifs susceptibles de décourager certaines activités économiques.

La suppression des 291 charges constitue ainsi, selon The Zimbabwean, un test pour la politique de réforme engagée par les autorités. L’enjeu sera de déterminer si cette mesure représente une transformation durable de l’environnement administratif ou simplement une opération ponctuelle de simplification.

Au-delà de la suppression de ces prélèvements, la question posée concerne plus largement le rapport entre l’État et les acteurs économiques. Pour Kumbirai Thierry Nhamo, la réussite d’une politique d’amélioration du climat des affaires devrait être mesurée par la capacité des citoyens à créer plus facilement une activité économique, plutôt que par le nombre de prélèvements pouvant être imposés aux entreprises.

La décision du gouvernement zimbabwéen ouvre donc un débat sur la recherche d’un équilibre entre mobilisation des recettes publiques, simplification administrative et soutien à l’activité économique. La suppression de 291 licences, permis, prélèvements et frais constitue une première étape, mais son impact réel dépendra de la manière dont la réforme sera appliquée sur le terrain.

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