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Africell, cheval de Troie américain face à Huawei en Afrique
L'administration Trump s'apprête à financer, via la banque américaine Export-Import (EXIM), la modernisation du réseau mobile d'Africell auprès de fournisseurs américains et alliés
 

(AfriquesPlus) - L'administration Trump s'apprête à financer, via la banque américaine Export-Import (EXIM), la modernisation du réseau mobile d'Africell auprès de fournisseurs américains et alliés. Une opération révélée par communiqué vendredi et rapportée en exclusivité par Alexandra Alper pour Reuters le 11 septembre 2026, sur la base du texte officiel et d'une source proche du dossier. 

Le directeur général d'Africell Holding Limited, Ziad Dalloul, y voit l'occasion de déployer, selon ses mots, « des infrastructures de communication plus fiables et sécurisées » sur ses marchés. Huawei n'a pas répondu aux sollicitations de Reuters ; l'ambassade de Chine à Washington, elle, a défendu l'apport de ses investissements au développement du continent, exhortant les Américains à ne pas « poursuivre son agenda africain dans le but de saper la coopération sino-africaine ».

L'opération prolonge une ligne constante depuis le premier mandat de Donald Trump : l'initiative du « réseau propre », les sanctions contre un Huawei accusé — et toujours dans le déni — de risques d'espionnage, et désormais un décret de 2025 poussant les agences fédérales à exporter la technologie américaine en IA, cloud et infrastructures réseau. Le rapport de force reste pourtant à l'avantage du géant chinois, crédité par Counterpoint Research d'environ 52 % du marché africain de la 5G. 

Fondé en 2001 et fort de 15 millions de clients en Angola, en Gambie, en RDC et en Sierra Leone, Africell n'en est pas à son premier soutien américain. Un prêt de même montant lui avait déjà été accordé en 2018 par l'ex-OPIC, devenu depuis l'International Development Finance Corporation. Un précédent qui avait valu à l'opérateur, dès 2022, un satisfecit de l'ex-secrétaire d'État adjointe Wendy Sherman, pour qui choisir Huawei revient à risquer de « renoncer à leur souveraineté ... en confiant leurs données à un autre pays ».

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