(AfriquesPlus) - La Commission électorale nationale indépendante (Inec) a publié samedi 12 septembre la liste définitive des candidats à l’élection présidentielle nigériane du 16 janvier 2027 et de leurs colistiers. Dix-huit candidatures ont été retenues, sans qu’aucun des principaux prétendants de l’opposition ne se soit finalement retiré au profit d’un candidat commun.
Dans un article publié dimanche 13 septembre 2026, Radio France Internationale (RFI) souligne que trois noms se détachent dans cette liste : le président sortant Bola Ahmed Tinubu, candidat du Congrès des progressistes (APC), ainsi qu’Atiku Abubakar et Peter Obi, arrivés respectivement deuxième et troisième lors de la présidentielle de 2023.
La candidature de l’ancien président Goodluck Jonathan, évoquée par une faction dissidente du Parti démocratique populaire (PDP), n’a en revanche pas été retenue par l’Inec. La liste définitive confirme ainsi la présence des principaux protagonistes qui devraient structurer la compétition électorale.
Pour l’opposition, cette configuration complique la recherche d’un candidat unique capable de faire face à Bola Tinubu. Des discussions ont été engagées ces dernières semaines entre plusieurs formations pour tenter de parvenir à une entente. Mais aucun accord n’a encore permis de convaincre les principaux prétendants de renoncer à leur candidature.
Cette dispersion pourrait profiter au président sortant. RFI souligne que plusieurs analystes estiment qu’en l’absence d’un front coordonné, les forces d’opposition pourraient avoir davantage de difficultés à empêcher le candidat de l’APC de décrocher un second mandat. La présidentielle de 2023 avait déjà été marquée par une forte dispersion des voix entre Bola Tinubu, Atiku Abubakar et Peter Obi.
La liste publiée par l’Inec ne ferme toutefois pas totalement la porte à des désistements politiques avant le scrutin. Une particularité du système électoral nigérian demeure : même lorsqu’un candidat se retire après l’impression des bulletins, son nom peut continuer à apparaître dans les bureaux de vote.
Le scrutin présidentiel est prévu le 16 janvier 2027. À quatre mois de l’élection, la bataille s’annonce donc autant centrée sur les programmes que sur les recompositions politiques susceptibles de modifier le rapport de forces entre le pouvoir et une opposition encore divisée.