Le président kényan William Ruto a annoncé le report du lancement de la gratuité des études dans les universités, collèges et établissements de formation professionnelle. Initialement prévue pour septembre 2026, la nouvelle réforme du financement de l’enseignement supérieur devrait finalement entrer en vigueur à partir du prochain semestre, soit autour de janvier 2027.
S’exprimant jeudi 3 septembre à Kimana, dans le comté de Kajiado, lors d’une tournée de développement, le chef de l’État a assuré que le nouveau dispositif concernera l’ensemble des étudiants des universités, des établissements de formation technique et professionnelle (TVET), des collèges ainsi que du Kenya Medical Training College (KMTC).
William Ruto affirme que cette réforme doit permettre à aucun étudiant de quitter son établissement faute de moyens pour payer les frais de scolarité. « À partir du prochain semestre, aucun étudiant ne sera renvoyé parce qu’il ne peut pas payer ses frais de scolarité », a-t-il déclaré.
Cette annonce constitue toutefois un nouveau report par rapport au calendrier initial. En juillet dernier, le président kényan avait annoncé que tout étudiant admis dans une université ou un collège et remplissant les conditions requises bénéficierait désormais d’un financement intégral de l’État.
Le retard s’explique notamment par les discussions toujours en cours au Parlement autour du Tertiary Education Placement and Funding Bill 2026. Ce projet de loi constitue le cadre juridique de la nouvelle politique de financement et doit encore faire l’objet de débats et de consultations publiques avant son adoption, puis sa transmission au président pour promulgation.
Dans l’attente de cette réforme, le ministère kényan de l’Éducation a demandé aux nouveaux étudiants de continuer à déposer leurs demandes auprès du Higher Education Loans Board (HELB) et de l’Universities Fund. Les dossiers seront, pour le moment, traités selon l’actuel Student-Centred Funding Model.
Le gouvernement prévoit de mettre en place des mécanismes transitoires lorsque le Parlement aura adopté la nouvelle législation, afin de permettre le passage vers le futur dispositif d’accès et de financement universel de l’enseignement supérieur.