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Ces résistants congolais oubliés de la Belgique en guerre
Sabotages à vélo, espionnage nocturne, soins aux soldats américains... la résistance belge a aussi été écrite par des mains congolaises et rwandaises. TV5 Monde en retrace l'histoire à travers une exposition liégeoise
 

(AfriquePlus) - Une exposition à la Cité Miroir, à Liège, retrace le parcours de combattants d'origine congolaise engagés dans la résistance belge pendant la Seconde Guerre mondiale. TV5 Monde a suivi Sélémani, une jeune Liégeoise d'origine congolaise, partie à la découverte de cette histoire après avoir vu son professeur d'histoire tourner en dérision une question sur le sujet.

Le reportage raconte comment, au début du XXe siècle, certains Congolais arrivés en Belgique aux côtés de colons sous le statut de domestiques ont fini par s'ancrer dans la société belge, à l'image de François Camanda, présenté comme l'un des premiers, sinon le premier, Congolais à avoir ouvert un salon de coiffure dans le pays. Ce lieu de sociabilité aurait aussi servi, selon TV5 Monde, de point de circulation d'informations pour la résistance, sans que Camanda ne revendique jamais lui-même ce statut de son vivant. Il faudra attendre 2023 pour que son arrière-petite-fille révèle publiquement son engagement.

Le reportage donne également la parole à André Liégeois, toujours vivant, qui témoigne de ses actions de résistance : sabotage d'infrastructures électriques à vélo, ravitaillement de personnes réfugiées et missions d'espionnage nocturnes des troupes allemandes menées avec son frère. TV5 Monde met enfin en lumière la figure d'Augusta Chiwi, femme belgo-rwandaise devenue infirmière de fortune lors de la bataille de Bastogne pour soigner les soldats américains, un engagement salué par une médaille honorifique remise par le roi des Belges.

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