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Guinée-Bissau, le référendum constitutionnel sous l'emprise persistante d'Embaló
Accusé d'avoir provoqué sa propre destitution pour éviter une défaite électorale en 2025, l'ancien chef de l'État manœuvre depuis l'étranger grâce à ses fidèles solidement installés au cœur du régime de transition
 

(AfriquePlus) - À l'occasion du référendum constitutionnel organisé le dimanche 30 août 2026, la vie politique bissau-guinéenne reste profondément marquée par l'influence de l'ancien président Umaro Sissoco Embaló, réfugié au Maroc depuis sa chute. Selon une enquête du journaliste Jules Crétois publiée le 30 août 2026 dans le quotidien Le Monde, l'opposition accuse l'ex-chef d'État d'avoir lui-même orchestré le coup d'État militaire de novembre 2025 pour faire barrage à une alternance politique à la veille de la proclamation des résultats électoraux.

D'après les informations rapportées par Le Monde, l'appareil institutionnel mis en place par la junte du général Horta N’Tam s'appuie directement sur le premier cercle de l'ancien dirigeant :

« Ses hommes sont toujours en place. Son ancien ministre des finances, Ilidio Vieira Té, est devenu premier ministre, son ancien chef d’état-major particulier, Tomas Djassi, préside le Conseil national de transition qui gère le pays. Il prépare son retour », s'alarme le dirigeant d'une formation d'opposition sous couvert d'anonymat.

La révision constitutionnelle soumise au vote, qui vise à substituer un régime présidentiel fort au modèle parlementaire, reprend les ambitions portées par Umaro Sissoco Embaló durant son mandat (2020-2025). Son parti, le Mouvement pour l’alternance démocratique (Madem G15), mène d'ailleurs une campagne active en faveur du « oui ».

Interrogés par Le Monde sur l'éventualité d'une participation d'Umaro Sissoco Embaló à l'élection présidentielle promise pour le 6 décembre 2026, ses proches ne ferment aucune porte. « Nous n’en sommes pas là, mais si la situation le permet, pourquoi pas ? », glisse ainsi un ancien conseiller issu de son parti.

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