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L'obligation légale de réparation réaffirmée par l'ONU
Un comité des Nations unies affirme que les États signataires de la convention de 1965 ont l'obligation légale de mettre en œuvre des mesures de réparation pour les descendants d'esclaves, balayant les arguments d'irresponsabilité historique
 

(AfriquePlus) - Les États sont juridiquement tenus d'envisager des réparations pour la traite négrière transatlantique et d'agir contre les discriminations raciales structurelles qui en découlent. Selon des directives publiées le lundi 31 août 2026 par le Comité des Nations unies pour l'élimination de la discrimination raciale (CERD) et rapportées par la journaliste Emma Farge pour l'agence Reuters, cette obligation découle de la convention internationale contraignante de 1965 sur la discrimination raciale, et non des normes juridiques en vigueur à l'époque des faits.

Le comité onusien qualifie cette analyse de « changement de paradigme », contournant l'argument de l'intertemporalité souvent invoqué par certains gouvernements pour rejeter les demandes de réparation en justice au motif que la traite n'était pas formellement illégale à l'époque. Dans son document officiel, l'instance affirme que « les États parties doivent mettre en œuvre des mesures de réparation complètes pour les personnes d'ascendance africaine, couvrant tous les aspects des recours », rappelant que « quelle que soit la qualification juridique des actes historiques initiaux, les États parties restent liés par leurs obligations actuelles en vertu de la Convention pour lutter contre les inégalités structurelles ».

Soulignant que les compensations financières ne sauraient suffire à elles seules, les experts des Nations unies réclament des mesures transformatrices, telles que l'ouverture des archives historiques, la révision des monuments commémoratifs et la création de commissions de vérité indépendantes.

Interrogée par Reuters, l'experte libérienne du comité Pela Boker-Wilson, ayant participé à la rédaction du document, a insisté sur l'urgence d'engager des réformes concrètes : « Nous appelons les États parties à prendre des mesures concrètes et significatives. Nous voulons affirmer la dignité de ceux dont la souffrance a été niée, dont la souffrance a été minimisée ou oubliée. »

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