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L’Union africaine interpellée sur les violences xénophobes en Afrique du Sud
Tinubu estime que ces violences étaient incompatibles avec les principes de solidarité et d’unité africaines. Il souhaite que la question soit examinée lors de la prochaine session ordinaire de l’organisation, prévue en janvier 2027
 

(AfriquesPlus) - Les violences visant des ressortissants africains en Afrique du Sud prennent une nouvelle dimension diplomatique. Dans un article publié le 31 août 2026, The Guardian Nigeria, sous la signature de Terhemba Daka et Yetunde Ayobami Ojo, rapporte que le président nigérian Bola Tinubu a demandé à l’Union africaine de prendre des mesures face à la récurrence des attaques xénophobes et afrophobes dans le pays.

Intervenant par l’intermédiaire du vice-président Kashim Shettima lors du sommet extraordinaire de l’UA organisé à Luanda, en Angola, Tinubu a estimé que ces violences étaient incompatibles avec les principes de solidarité et d’unité africaines. Il souhaite que la question soit examinée lors de la prochaine session ordinaire de l’organisation, prévue en janvier 2027.

Le président nigérian a toutefois reconnu le droit de l’Afrique du Sud à appliquer ses lois migratoires. Il a insisté sur la nécessité de distinguer le contrôle de l’immigration des violences dirigées contre des étrangers, appelant à renforcer le dialogue, la diplomatie préventive et les mécanismes collectifs de lutte contre la xénophobie.

L’intervention de Tinubu ne s’est pas limitée à la situation en Afrique du Sud. Selon The Guardian Nigeria, il a également plaidé pour une approche plus efficace de la prévention des conflits sur le continent. Il a soutenu le Luanda Action Plan et mis en garde contre les initiatives de paix dispersées ainsi que contre l’intervention croissante de forces étrangères, de mercenaires et de sociétés militaires privées.

De son côté, le président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf, a appelé à une réforme de l’architecture africaine de paix et de sécurité. Il a cité les crises persistantes au Soudan, dans l’est de la RDC, en Somalie, au Sahel, en Libye, au Mozambique et à Madagascar, auxquelles s’ajoutent le terrorisme, l’extrémisme violent, la piraterie et la criminalité transnationale.

Le journal rapporte enfin les propos du juriste nigérian Tolu Aderemi, qui estime que les politiques commerciales ne peuvent à elles seules stabiliser les économies fragilisées par les conflits. Pour lui, la paix et la solidité des institutions doivent précéder les stratégies de relance fondées sur le commerce.

Les critiques sont les bienvenues. Les attaques personnelles, les insultes et les propos injurieux seront supprimés.
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