(AfriquePlus) - L'Afrique du Sud a transmis, le 25 août 2026, un nouveau rapport à la Cour internationale de justice (CIJ) pour dénoncer le non-respect par l'État hébreu des mesures d'urgence ordonnées à La Haye. Selon un article de la journaliste Stéphanie Maupas publié le 31 août 2026 dans le quotidien Le Monde, Pretoria soutient formellement qu'« Israël ne s’est pas conformé aux ordonnances » rendues par les magistrats dans le cadre de la procédure pour violation de la convention sur le génocide.
D'après les données soumises par les autorités sud-africaines et rapportées par Le Monde, le bilan humain dans l'enclave palestinienne est passé de 21 110 décès lors de la saisine initiale en décembre 2023 à 73 407 morts attribués aux opérations de l'armée israélienne.
Le document remis au Palais de la paix rappelle que les trois ordonnances successives adoptées en 2024 exigeaient de l'État hébreu l'acheminement sans entrave de l'aide humanitaire, l'ouverture du poste-frontière de Rafah et la prévention d'actes « susceptibles de soumettre le groupe des Palestiniens de Gaza à des conditions d’existence capables d’entraîner sa destruction physique totale ou partielle ».
Le rapport de Pretoria détaille la dégradation extrême de la situation humanitaire, estimant que 46 000 habitants vivent avec de graves traumatismes et sont « soumis à des conditions de vie insupportables », privés d'eau potable et de soins essentiels. Les avocats sud-africains soulignent en outre que les détenus palestiniens subissent « des tortures, des violences sexuelles et des traitements inhumains et dégradants ».
Face à ces constats, l'Afrique du Sud affirme dans sa communication que « pour prévenir tout bilan de ses crimes, Israël a tué des journalistes locaux, interdit les journalistes étrangers et empêché les organes d’enquête mandatés par l’ONU » d'accéder au territoire gazaoui, réclamant une intervention des juges avant le verdict sur le fond attendu d'ici 2030.