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Nigeria, la Bourse reprend la tête du classement africain devant le Zimbabwe
Porté par une progression de 69,5 % en dollars depuis le début de l’année, le marché nigérian bénéficie d’un regain d’appétit des investisseurs et de la perspective d’un retour dans les indices internationaux de référence.
 

(AfriquesPlus) - Le Nigeria a repris à la fin du mois d’août la première place du classement des marchés boursiers africains les plus performants, porté par le regain d’intérêt des investisseurs et les perspectives de son retour dans les indices FTSE Russell.

Selon les données de la plateforme African Markets citées par BusinessDay, le marché nigérian affichait au 31 août 2026 une performance de 69,5 % en dollars depuis le début de l’année. Il devance ainsi le Zimbabwe, dont le marché a progressé de 67,4 %, et le Ghana, troisième avec un rendement de 59,8 %.

Dans un article publié le 1er septembre 2026, la journaliste Bunmi Bailey, de BusinessDay, souligne que le Nigeria avait dominé le classement continental pendant la majeure partie des sept premiers mois de l’année, avant d’être dépassé par le Zimbabwe au cours de la dernière semaine de juillet.

La performance nigériane s’appuie notamment sur la progression des valeurs bancaires, une relative stabilité du naira et l’amélioration du sentiment macroéconomique. Au Zimbabwe, le marché a également bénéficié du ralentissement de l’inflation, d’une plus grande stabilité de la monnaie et d’un regain d’appétit des investisseurs pour les actions locales.

Le retour du Nigeria au sommet du classement a été conforté par la séance du 31 août. L’All-Share Index, principal indice de la Nigerian Exchange Limited (NGX), a gagné 1,20 %, terminant à 244 199,4 points, son niveau le plus élevé depuis près de trois semaines. Cette progression a permis à la capitalisation du marché de gagner 1 900 milliards de nairas en une seule séance, pour atteindre 157 700 milliards de nairas.

Le retour dans les indices FTSE en soutien

Ce regain d’intérêt intervient surtout dans la perspective du retour du Nigeria dans l’univers des marchés frontières de FTSE Russell. L’agence d’indices a récemment achevé son examen de la classification du pays et n’a identifié aucun problème majeur lié au règlement, aux opérations ou au financement après le passage du marché nigérian à un cycle de règlement T+1.

Cette évaluation lève ainsi un obstacle important à la réintégration du Nigeria dans les indices FTSE Frontier Market. Une telle évolution pourrait accroître la visibilité du marché nigérian auprès des investisseurs internationaux et favoriser de nouveaux flux de capitaux, notamment de la part des fonds qui répliquent les indices FTSE.

BusinessDay rapporte également que le marché nigérian reste toutefois en dessous de son sommet d’août. Sa capitalisation boursière était passée de 160 420 milliards de nairas le 10 août à 154 390 milliards le 25 août, sous l’effet notamment de prises de bénéfices et de repositionnements de portefeuilles.

Les investisseurs restent par ailleurs attentifs aux résultats des banques, à plusieurs opérations majeures attendues sur le marché et notamment à la future cotation de la raffinerie de pétrole de Dangote, autant de facteurs susceptibles de continuer à alimenter la volatilité.

Le Nigeria surveillé par plusieurs grands indices

La prochaine étape sera la publication, à partir du 2 septembre, des fichiers de revue indicative annuelle de la série d’indices Frontier de FTSE Russell. Ces documents devraient préciser la nouvelle classification du Nigeria avant sa mise en œuvre officielle.

Le pays fait également l’objet de l’attention de S&P Dow Jones Indices, qui l’a placé sur sa liste de surveillance en vue d’une éventuelle reclassification dans la catégorie des marchés frontières dans le cadre de son examen annuel de 2027.

Pour la Nigerian Exchange Group, cette reconnaissance par les grands fournisseurs mondiaux d’indices constitue une opportunité de renforcer la place du marché nigérian dans le système financier international. Elle met également en évidence l’importance croissante de l’accessibilité du marché, des infrastructures de règlement et de la participation des investisseurs étrangers.

Avec une progression de 69,5 % en dollars depuis janvier, le Nigeria retrouve ainsi le sommet du marché boursier africain, mais la concurrence reste forte, notamment avec le Zimbabwe et le Ghana. Les prochains mois permettront de mesurer si ce retour en tête s’inscrit dans la durée ou s’il s’agit d’un nouvel épisode de la forte volatilité qui caractérise actuellement les marchés africains.

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