(AfriquesPlus) - Le « oui » s’est largement imposé au référendum organisé le 30 août 2026 en Guinée-Bissau, avec 70 % des suffrages valides, selon les résultats proclamés par la Commission nationale des élections (CNE).
Dans une dépêche publiée le 1er septembre 2026, l’agence de presse africaine APAnews rapporte que la présidente de la CNE, Carmem Isaura Tavares Baptista Lobo, a annoncé la victoire du « oui » à l’issue du dépouillement général. Celui-ci a recueilli 383 117 voix, contre 160 904 pour le « non ».
Sur les 914 428 électeurs inscrits, 572 714 ont participé au scrutin, soit une participation d’environ 62,6 %. La CNE a dénombré 544 060 suffrages valides, 11 719 bulletins blancs et 16 923 bulletins nuls. Aucun recours ni aucune protestation n’a été enregistré au terme du dépouillement général.
« Avec ce résultat, le vote oui a obtenu la majorité », a déclaré Carmem Lobo, qui a salué le civisme des électeurs et le déroulement « ordonné et pacifique » du scrutin. Elle a également remercié les commissions électorales régionales, les membres des bureaux de vote, les forces de défense et de sécurité ainsi que les médias.
Le « oui » est arrivé en tête dans les régions de Tombali, Quinara, Oio, Biombo, Bolama-Bijagós, Bafatá, Gabú et Cacheu. La capitale Bissau a toutefois voté majoritairement contre la réforme, avec 64 241 voix pour le « non », contre 58 957 pour le « oui ».
En vertu de l’article 88 de la loi référendaire, une question soumise au vote est approuvée lorsqu’elle recueille la majorité des suffrages affirmatifs. Le résultat du référendum revêt ainsi un caractère contraignant.
La réforme approuvée doit entraîner une importante modification de l’équilibre institutionnel en Guinée-Bissau. Elle prévoit notamment un renforcement des prérogatives du président de la République dans l’exercice du pouvoir exécutif et une réduction du rôle du Premier ministre.
Le Parlement devrait également connaître des changements dans son fonctionnement et sa composition. La réforme redéfinit ainsi les rapports entre les principales institutions de l’État et renforce la place de la présidence dans le système politique bissau-guinéen.