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Ramaphosa conteste le choix du responsable des preuves dans la procédure de destitution
Ramaphosa conteste le choix du responsable des preuves dans l’affaire Phala Phala. Il invoque un possible conflit d’intérêts et réclame un avis juridique. La procédure de destitution risque d’être davantage retardée.
 

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa conteste la désignation de l’avocat Thandazani Madonsela comme responsable des preuves dans la procédure de destitution liée à l’affaire Phala Phala. Il invoque notamment un possible conflit d’intérêts, estimant que Madonsela pourrait nourrir un ressentiment à son égard après avoir été écarté en 2022 de son rôle de représentant présidentiel à la Judicial Service Commission.

Selon Daily Maverick, les députés ont décidé de solliciter un avis juridique avant de poursuivre la procédure, afin de limiter le risque que leurs décisions soient ultérieurement contestées devant les tribunaux. Cette décision pourrait toutefois ralentir davantage une procédure déjà suspendue par une décision de justice.

Le porte-parole de Ramaphosa rejette les accusations de manœuvres dilatoires et affirme que le président ne fait qu’exercer son droit à une procédure équitable. Daily Maverick souligne que cette nouvelle bataille juridique intervient dans un contexte politique particulièrement complexe depuis la perte de la majorité parlementaire de l’ANC en 2024.

L’affaire remonte au scandale du vol de 580 000 dollars dans la résidence privée de Ramaphosa à Phala Phala. Après plusieurs rebondissements judiciaires, la Cour constitutionnelle a renvoyé en mai 2026 le dossier devant la commission parlementaire chargée de la procédure de destitution.

 

 

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