Skip to main content
Ghana, Mahama dissout les conseils d’administration de neuf entreprises publiques
Neuf structures stratégiques, dont la compagnie pétrolière nationale GNPC, la banque CBG et BOST, sont désormais sans conseils d’administration, dans l’attente d’une nouvelle configuration voulue par le président ghanéen.
 

(AfriquesPlus) - Le président ghanéen entend ouvrir la voie à une nouvelle composition des organes dirigeants de plusieurs structures stratégiques de l’État, dans un contexte de surveillance accrue de leurs performances.

Dans un article publié le 2 septembre 2026, MyJoyOnline rapporte que le président John Dramani Mahama a ordonné, avec effet immédiat, la dissolution des conseils d’administration de neuf institutions publiques. La décision a été confirmée par Felix Kwakye Ofosu, porte-parole de la présidence et ministre chargé des Communications gouvernementales.

Sont concernés Prestea Sankofa Gold Limited, la Bulk Oil Storage and Transportation Company (BOST), la Volta Aluminium Company (VALCO), Consolidated Bank Ghana (CBG), Ghana Post Company, le Road Maintenance Trust Fund, TDC Ghana Limited, la Ghana National Petroleum Corporation (GNPC) et la National Sports Authority (NSA).

La présidence n’a toutefois fourni aucune raison officielle à cette décision. Elle intervient alors que les performances des entreprises et agences publiques ghanéennes font l’objet d’un examen, notamment depuis la publication récente du rapport 2025 de la State Interests and Governance Authority (SIGA).

Les ministres de tutelle ont été chargés de prendre les dispositions nécessaires, conformément aux lois et textes régissant les différentes institutions, afin de mettre en œuvre la dissolution des conseils.

Ces organes doivent être reconstitués ultérieurement. La mesure apparaît ainsi comme une étape préalable à la nomination de nouveaux administrateurs à la tête des neuf structures concernées.

Cette décision s’inscrit également dans le prolongement d’une précédente directive prise par John Mahama après son arrivée au pouvoir. Le président avait alors ordonné la fin des mandats des membres des conseils, commissions et organismes statutaires nommés par l’administration de son prédécesseur, Nana Addo Dankwa Akufo-Addo.

Les personnes concernées par cette première mesure avaient cessé d’exercer leurs fonctions à compter du 7 janvier 2025, date de l’investiture de Mahama. La présidence avait toutefois précisé que cette disposition ne concernait pas les institutions créées directement par la Constitution.

Dans l’attente de la reconstitution des conseils, les directions des institutions concernées avaient déjà été soumises à certaines restrictions pour les décisions importantes, avec notamment l’obligation de solliciter l’autorisation du chef de cabinet de la présidence.

La nouvelle dissolution devrait donc permettre au gouvernement de mettre en place de nouveaux organes de gouvernance, alors que l’efficacité et la performance des entreprises publiques constituent un enjeu important pour les finances et l’économie du Ghana.

Les critiques sont les bienvenues. Les attaques personnelles, les insultes et les propos injurieux seront supprimés.
ID
825
1
2

Vos Articles Préférés de la Semaine

3