(AfriquesPlus) - L’ancien Premier ministre ivoirien Guillaume Soro a dénoncé l’incarcération de Justin Koné Katinan, qu’il présente comme une illustration de la répression des opposants par le pouvoir d’Alassane Ouattara.
Dans un article publié lundi 14 septembre 2026, Ivoirematin rapporte que Générations et peuples solidaires (GPS), le mouvement dirigé par Guillaume Soro, a exprimé son indignation après le placement sous mandat de dépôt de Justin Koné Katinan, 4e vice-président du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) et ancien ministre de Laurent Gbagbo.
Selon Soro, le dossier judiciaire visant Katinan aurait pris une ampleur considérable après son audition. Il affirme qu’une plainte en diffamation déposée par le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) s’est transformée en une procédure comportant 17 chefs d’inculpation.
Parmi les infractions citées figurent notamment le terrorisme, l’attentat contre l’autorité de l’État, le complot et la participation à un mouvement insurrectionnel. Des faits qui, selon l’ancien chef du gouvernement, sont susceptibles d’entraîner la réclusion à perpétuité.
Guillaume Soro conteste cette évolution judiciaire. Son mouvement refuse, selon lui, de considérer comme une procédure judiciaire ordinaire ce qu’il décrit comme un « règlement de comptes politique habillé en procédure pénale ». Il accuse ainsi le pouvoir ivoirien d’utiliser la justice contre ses adversaires politiques.
« Le régime Ouattara ne gouverne plus : il traque », a également lancé Guillaume Soro, estimant que le pouvoir aurait choisi « la prison contre le débat » face à ses opposants. L’ancien président de l’Assemblée nationale a dans le même temps exprimé sa solidarité avec Justin Koné Katinan et le PPA-CI.
L’ancien Premier ministre a appelé les différentes composantes de l’opposition ivoirienne à considérer l’affaire comme un avertissement. Selon lui, aucune formation politique opposée au pouvoir ne serait à l’abri d’une situation similaire.
Guillaume Soro a enfin exigé la libération immédiate de Justin Koné Katinan et adressé une mise en garde au pouvoir ivoirien. « La peur ne gouvernera pas éternellement la Côte d’Ivoire », a-t-il déclaré, appelant ceux qui refusent de se taire à faire preuve de « vérité et de courage ».