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Le défi de passer des promesses aux résultats en Afrique
Cinq ans après sa création, la Global Africa Business Initiative veut franchir un cap. Pour Sanda Ojiambo, l’Afrique doit désormais transformer les engagements pris autour de son développement en investissements, projets et résultats concrets
 

(AfriquesPlus) - Après cinq années consacrées à réunir dirigeants, entrepreneurs, investisseurs et institutions autour des perspectives économiques du continent, la Global Africa Business Initiative (GABI) veut désormais franchir une nouvelle étape : obtenir des résultats concrets. Dans une tribune publiée ce 13 septembre 2026 par New African Magazine, Sanda Ojiambo, secrétaire générale adjointe de l’ONU et directrice générale du Pacte mondial des Nations unies, estime que l’Afrique doit transformer les engagements pris en investissements et en réalisations durables.

Créée il y a cinq ans, GABI et son rendez-vous phare Unstoppable Africa ont réuni plus de 6 000 participants, 106 intervenants et près de 1 000 entreprises autour de secteurs stratégiques tels que l’énergie, la finance, le commerce, la santé, le numérique et le sport. Selon Sanda Ojiambo, cette plateforme a contribué à faire évoluer le regard porté sur l’Afrique en donnant davantage de place aux acteurs économiques et politiques du continent.

La dirigeante de l’ONU cite plusieurs initiatives annoncées dans ce cadre. Mission300 a notamment mobilisé plus de 50 milliards de dollars pour développer l’accès à l’électricité, tandis que Strive Masiyiwa a annoncé un partenariat de 720 millions de dollars avec Nvidia pour construire des infrastructures dédiées à l’intelligence artificielle en Afrique. Le corridor de Lobito figure également parmi les projets mis en avant.

Pour passer de ces annonces à leur concrétisation, GABI a lancé des mécanismes destinés à accompagner les projets après les rencontres. Les Action Pathways consacrés notamment au numérique et à la santé doivent favoriser leur mise en œuvre, tandis que le Solutions Lab cherche à rapprocher investisseurs, gouvernements et entreprises autour de projets capables d’attirer des capitaux privés.

Sanda Ojiambo voit par ailleurs dans les bouleversements de l’économie mondiale une occasion pour l’Afrique de renforcer sa position. Les minerais indispensables à la transition énergétique, une population jeune et l’essor des fintech, de l’agritech et des industries créatives constituent, selon elle, des atouts majeurs. Mais leur valorisation suppose des politiques cohérentes, des cadres réglementaires stables et une plus grande intégration régionale.

L’enjeu des prochaines années sera ainsi de transformer le potentiel africain en résultats mesurables. L’auteure appelle notamment à renforcer le commerce intra-africain grâce à la Zlecaf, à développer les infrastructures et à convertir les engagements politiques en projets, investissements et emplois, tout en veillant à préserver la souveraineté du continent.

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