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Le calvaire des expulsés américains vers l'Afrique
Dans une enquête de terrain publiée le 30 août 2026 par The New York Times, dix migrants dénoncent les violences physiques et psychologiques infligées par les agents de l'ICE durant leur transfert vers le Liberia et la Guinée équatoriale
 

(AfriquePlus) - Dans une enquête de terrain publiée le 30 août 2026 par The New York Times, dix migrants dénoncent les violences physiques et psychologiques infligées par les agents de l'ICE durant leur transfert vers le Liberia et la Guinée équatoriale.

Plusieurs dizaines de personnes expulsées des États-Unis vers des pays tiers en Afrique affirment avoir subi des traitements violents et dégradants de la part des agents de l'immigration américaine (ICE). Selon une vaste enquête de terrain publiée le 30 août 2026 par le quotidien The New York Times, cosignée par Emmanuel Akinwotu, Pranav Baskar, Genevieve Glatsky et Hamed Aleaziz, ces migrants ont été transférés vers des États avec lesquels ils n'entretiennent aucun lien, dans le cadre d'accords bilatéraux conclus par l'administration Trump.

D'après les témoignages recueillis par le Times, le vol d'expulsion de 14 heures reliant la Louisiane à l'Afrique de l'Ouest s'est déroulé dans un climat d'extrême tension. Des passagers, paniqués à l'idée d'atterrir au Liberia, rapportent avoir été entravés et frappés par les agents fédéraux après avoir protesté. Le ressortissant cubain Leonardo Sánchez, souffrant de graves séquelles abdominales, a raconté avoir supplié en vain pour obtenir des soins : « J’avais mal, je pleurais comme un petit enfant », affirmant que les gardes ont refusé de desserrer ses chaînes ou de le laisser se rendre aux toilettes.

Le Département de la Sécurité intérieure (DHS) réfute catégoriquement ces accusations, déclarant à la publication qu'« aucune personne n'est torturée, privée de soins médicaux ou battue dans les centres de détention de l'ICE » et assurant que les besoins médicaux des personnes transportées ont été pris en charge.

Cette rotation aérienne vers Monrovia constitue la première étape d'un plan prévoyant le transfert de 1 200 personnes vers le Liberia au cours de l'année à venir, rappelle The New York Times. Cette politique cible notamment des personnes bénéficiant pourtant d'ordonnances judiciaires suspendant leur renvoi dans leur pays d'origine. Les autorités américaines soulignent que ces accords concernent les personnes non expulsables vers leur patrie ou refusant d'y retourner.

Pour Carlos Téllez-Sanchez, un Vénézuélien arrêté en plein renouvellement de permis de travail et transféré au Liberia, le traumatisme reste entier : « Ils ne nous ont pas traités comme des personnes, comme des êtres humains ». Une partie des passagers ayant refusé de débarquer à Monrovia a ensuite été acheminée vers la Guinée équatoriale, où ils demeurent sous surveillance armée dans un hôtel sans perspective claire de retour.

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